Pourquoi du pain à l’épeautre ?

 

Le pain d’épeautre est un des pains les plus en vogue dans les boulangeries-pâtisseries bruxelloises. Il avait pourtant pratiquement disparu des étalages au 19ème siècle, remplacé par le pain au blé, plus rentable et plus facile à manipuler ! 

Le retour de l’épeautre s’explique par ses vertus nutritionnelles et qualitatives. Plus fragile que le blé, l’épeautre est quasi impossible à travailler avec des engrais, d’où son aspect naturel mais aussi plus coûteux à la production. Beaucoup plus pauvre en gluten que le blé, l’épeautre est beaucoup plus facile à digérer. Dans les boulangeries, vous trouverez deux sortes de pain : le « petit épeautre » et le « grand épeautre ».

Le « grand épeautre » pousse dans les Ardennes 

Le « petit épeautre » est en général cultivé dans des régions comme la Provence, les Alpes ou en Espagne. Le « grand épeautre » pousse dans le nord de la France et… dans les Ardennes belges. Chez nous, citons parmi les producteurs le Moulin de Hollange et Agribio. Y a-t-il des différences entre le « petit » et le « grand » épeautre ? Oui. Les boulangeries travaillent généralement le « grand épeautre », dont la farine « lève » plus facilement. On préfèrera cependant les qualités nutritionnelles du « petit épeautre », moins riche en gluten et contenant plus de calcium, de potassium ou encore de magnésium. Les deux sortes d’épeautre sont toutefois beaucoup plus nutritives et saines qu’un simple pain à la farine de blé.

Géry Brusselmans.